DONKISHOT
Besoin de sortir. Faire le/des murs ? Tout le monde sature ; besoin de rue, de faire se rencontrer les émotions et le monde. Errer habité par des histoires : Don Quichotte…
Un hymne à la rue, comme espace de la prise conscience : c’est l’histoire de quelle histoire ? « Hors les murs ». Il faut s’armer : alliés et complices. Le système ? Subvertir ses (res)sources. S’adapter… quelles armures, quels combats ? Toute auberge sera un château. Chevalier ? Validé. Le gars sûr, c’est Sancho ! La liberté, Dulcinée. Les moulins ? La rue, la loi, le bout de la nuit, la force, la répression, le luxe aussi.
On déjoue, on joue : le vandale, produit de la répression ou combattant de la liberté ? Quelle est l’histoire, on rêve ? Errements, déshérence, errances.
Délire de raconter des délires : dans la rue ensemble. Est-ce le même monde ?
Celui d’un processus créatif, aventureux et égaré.
La carte
OVERDOSE
LE PASSAGE
CULTURES INTENSIVES
LES JOUTES
SECOND LIFE
COLONNE DÉVERTÉBRÉE
JEUX D'ORANGE
MA DULCINÉE
ORANGE MÉCANIQUE
HOLIDAY ON ICE
Chapitres
Photographies © Guillaume J Plisson – Lightgraff
Ciao pantins
On a déliré ; il y a n’y rien qui nous sauve ici. On part, ou plus exactement : on rentre. « Chez soi » : parce qu’on a ce bonheur. On a vécu, un peu, dans des actions improbables ; on a essayé, on a réussi, à ne faire de mal à personne. On a même essayé le contraire. À notre hauteur, c’est-à-dire dans la rue.
On veut rester léger, même si c’est difficile. Hymne à la rue, dérisoire et chevaleresque. Celle dans laquelle le fictif est réel. Où on espère pouvoir encore s’amuser, rencontrer, penser ensemble, être agréablement surpris. On est toujours situés, on ne peut jamais sortir de notre situation, de la pièce dans laquelle on est, ou de cette rue dans laquelle on consomme, on passe, on travaille, et on habite. Avec ce qu’on voit et qu’on ne voit pas, ce qu’on regarde ou pas. On peut essayer de se déplacer. Déplacer notre regard. Faire des va-et-vient ; sans pouvoir quitter les catégories. Mais il y a bien du réel ? On est à Paris, dans une rue. Quelque part ? Espaces plus ou moins réels, fantasmés, hétérotopies, lieux investis d’histoires et d’imaginaires. Les rues sont nommées. Il y a nombre de Paris. Comment en parler ? Toujours partiellement. Porte de Pantin, Bastille, 7e arrondissement ; Paris qu’on quitte, qu’on déteste, qu’on croit connaître, où l’on a grandi. Paris inégalitaire. Celui des artistes, des éduqués, des cadres ; des pompistes, des immigrés. « On trimballe ce qu’on est, et c’est tout ». Pas de séparation de soi avec soi. Allez, on rentre, parce que la rue c’est l’endroit où l’on ne peut pas vivre. Ciao pantins
Photographies © Alex Grls